CR de la réunion PLU du 23 novembre 2015
Présentations :
EPSCOT : Stéphanie Machenaud, Amandine Leterrier.
Bureau d'études ALPICITÉ : Nicolas Breuillot.
MONTECO : Caroline Guignier
Le Cadre Général
Le SCOT de Grenoble est un des plus grands de France, très rural, avec 226 communes. Fortement impacté
par les dispositions de la Loi Montagne.
Trois niveaux :
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Le Grand Territoire qui gère l'attractivité de la région.
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Sept secteurs qui gèrent les problématiques d'organisation et de fonctionnement.
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Un niveau de proximité qui gère les problématiques locales de développement.
Le bassin grenoblois est caractérisé par un déséquilibre de la croissance démographique, uniquement péri-
urbaine et rurale, tandis que les emplois ne croissent que dans l'agglomération. Se développent seulement les
petits bourgs et les petites communes, qui n'ont ni les services, ni les infrastructures nécessaires, et surtout,
pas d'emplois. 80% de la consommation de terrains s'est donc effectuée dans le péri-urbain et le rural, avec
des constructions le plus souvent individuelles très consommatrices d'espace. Cette extension s'est faite aux
dépens des espaces agricoles et naturels, qui deviennent véritablement une espèce en voie de disparition.
Ce déséquilibre en génère un autre : 2,8 millions de déplacements quotidiens dans l'agglomération.
La stratégie du SCoT consiste donc à préserver les ressources en territoire et en espaces naturels, à ré-
équilibrer les territoires et à développer une alternative viable à la voiture individuelle.
C'est ce que nous devrons faire, par un effet de zoom, à l'échelle de notre PLU :
Préserver les espaces naturels (la "trame verte et
bleue")
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préserver les cours d'eau et la diversité qu'ils
génèrent, faune et flore
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préserver les espaces verts identifiés
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favoriser les corridors écologiques, c'est-à-dire la
libre circulation des animaux.
Identifier les espaces potentiels de développement en
protégeant les espaces naturels :
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c'est-à-dire potentiellement constructibles à
moyen et long terme
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les limites à l'urbanisation sont données, mais il
nous appartient de les traduire, de les préciser et
de les matérialiser à l'échelle locale.
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la démarche fondamentale est de refuser la
dispersion du nouvel habitat, qui génère coûts
d'habilitation (voirie, eau, électricité) exorbitants
et déplacements polluants, au profit d'une
implantation proche de l'habitat existant.
Au passage, nous sommes un pôle local, tandis
que Mens, Clelles et Monestier sont des pôles dits
"secondaires."
L'impact du PLU à Saint Martin de la Cluze
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Nous avons droit à environ 47 logements
supplémentaires sur 12 ans, soit environ +4
logements par an. Sachant que les 12 ans
démarrent à partir de l'approbation du document
d'urbanisme. Si on regarde notre production de
logements depuis 2013, on est à 3 par an, donc
nous sommes dans les normes établies par le
SCoT pour les évolutions futures.
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Les réhabilitation, rénovation ou agrandissement
de logement pré-existants n'interviennent pas
dans ce décompte.
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Les "dents creuses” et les parcelles déjà bâties
de plus de 3000m² sont prises en compte.
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Les logements sociaux ne le sont pas, avantage aux bons élèves (dont nous sommes).
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Nous devons tendre vers une diversification des formes d'habitat, sur la base de 70% de logements
individuels. L’habitat autre, soit les logements accolés ou les logements collectifs, devant être groupés
autant que possible.
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Habitat individuel sur 700m², habitat intermédiaire sur 350m²
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Le coefficient de rétention foncière est de 1,5 pour les autres activités non compatibles avec l'habitat.