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Circulation et Sécurité des enfants à Pâquier  – Réunion Salle Gilioli, 15 octobre 2014 Cette réunion a eu lieu à l’initiative du Maire, Joël Cavret, après avoir reçu la plainte d’une résidente de Pâquier, dont les enfants lui semblent en danger à cause de la circulation, et dont le chien a été blessé par une voiture. L’animal a été euthanasié à la suite de l’incident. De nombreux résidents de Pâquier et d’autres hameaux sont venus s’exprimer au cours de cette réunion, dont la raison d’être n’était pas de s’affronter, mais au contraire de comprendre, pour chaque partie, le point de vue de l’autre. Le Maire rappelle la loi : Tout le village, et en particulier le hameau où se sont déroulés les faits, est en zone limitée à 30 km/h. Les enfants ne peuvent considérer la chaussée comme un terrain de jeux, et les chiens ne sont pas censés dormir sur la chaussée. Nous avons extrait de diverses sources, Wikipédia mais aussi le Code Rural, les textes suivants, relatifs à ce cas : La définition de l'animal errant ou divaguant (nous ne ferons pas de distinction entre ces deux qualificatifs), différente selon les espèces, est le préalable nécessaire à l'examen de ces dispositions d'ordre public et des conséquences pénales et civiles de la divagation. La lutte contre la divagation prend son origine dans trois problématiques distinctes, dont celle qui nous préoccupe: la sécurité des personnes au travers de la divagation d'animaux susceptibles d'être dangereux ou de provoquer un trouble à l'ordre public. L'article L. 211-23 du Code Rural donne deux définitions, l'une applicable aux chiens, l'autre aux chats. Est considéré comme en état de divagation tout chien qui, en dehors d'une action de chasse ou de la garde d'un troupeau, n'est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de la voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de son propriétaire ou de la personne qui en est responsable d'une distance dépassant cent mètres. Certes au-delà des dispositions légales qui encadrent le maximum de situations, le bon sens et la conscience du vivre- ensemble doivent prévaloir. Les personnes présentes s’expriment à tour de rôle, avec mesure et objectivité. Il y a, de l’avis de beaucoup, un vrai problème de vitesse, notamment avec les véhicules professionnels, camionnettes de chantier, taxis, ou tracteurs agricoles, mais aussi certains chasseurs. En particulier les gens roulent vite entre le virage Dervieux et le four à pain, cette portion rectiligne permettant d’accélérer. Le représentant des agriculteurs tient à préciser certains faits incontournables. Le tracteur agricole, avec ou sans remorque, est un matériel roulant impressionnant, encombrant, large, mais à la vitesse forcément réduite, avec une grande inertie et peu de visibilité notamment sur les côtés et l’arrière. Quand les gamins s’accrochent à la remorque, le conducteur ne peut pas les voir. La route est un lieu de déplacement d’un point de travail à un autre. Les agriculteurs sont souvent contraints de marquer l’arrêt lorsqu’ils voient des enfants, lesquels réagissent rarement avec bon sens —tout simplement en évacuant la chaussée lors de l’apparition d’un engin agricole. De nombreux résidents l’attestent : certes il y a parfois un problème de vitesse, mais les enfants sont sur la route, qui n’est pas un terrain de jeu. Quand un véhicule arrive, les enfants ne bougent pas (le chien non plus d’ailleurs, sa maîtresse admet que l’animal avait fait de la chaussée son lieu de sieste privilégié, ce qui est confirmé par beaucoup…) Or à certaines heures les conducteurs ont le soleil exactement en face d’eux, ils ne voient rien. Les petits sont inconscients. Ils jouent dans le four à pain, s’y cachent pour en sortir d’un coup sans réaliser le danger. Il y a une bonne vingtaine d’enfants à Pâquier, ce coin du village est une véritable cour de récréation. Oui, mais c’est ce qui fait de Pâquier un endroit magnifique pour eux. Ils y jouent en liberté, vont chez les uns ou chez les autres, les parents peuvent les laisser dehors, dans la nature, sans craindre prédateurs et mauvaises fréquentations, sans être inquiets. Ce genre de vie est impensable en ville. Il n’y a pas de panneau de limitation de vitesse à 30 à cet endroit précis, or ce type de panneau implique justement que cette portion de la voirie est destinée au partage de plusieurs activités. C’est un débat qui n’est pas nouveau. Quelles solutions ? Des obstacles à la vitesse ? Des ralentisseurs sont impensables, ils risquent d’être arrachés au passage du chasse-neige, ou d’en endommager sévèrement la lame, et en tracteur, rouler sur un ralentisseur est une torture pour le dos du conducteur. Des chicanes alors ? La voirie est déjà très étroite et compliquée pour les agriculteurs, des chicanes rendraient les choses encore plus difficiles. Des passages piétons ? Le problème est qu’il en faudrait beaucoup, pour tenir compte des nombreux itinéraires des gamins d’un côté à l’autre. Mettre le radar pédagogique en batterie à cet endroit ? C’est parfaitement réalisable. C’est ce vers quoi l’assemblée s’oriente : faire de la pédagogie. Pédagogie envers les enfants par les parents, dont le premier exemple est donné par la propriétaire du chien blessé, qui a expliqué à ses enfants, fortement affectés à la suite de l’euthanasie de l’animal, la signification de cet accident, le danger de mort réel qu’il y a à jouer sur la chaussée, à la considérer comme un espace anodin. Pédagogie envers les élèves de l’école par les institutrices, mais aussi éventuellement par les gendarmes, qui sont habitués à ce genre d’interventions auprès des établissements primaires. Pédagogie doublée de pénalités pour les conducteurs en vitesse excessive (avec des opérations ponctuelles de la gendarmerie) ; Le premier volet de solutions vous appartient en tant que parents. Les deux autres dépendent de la Mairie, qui va mettre en place les actions nécessaires. Mais tout cela s’est fait avec vous, avec votre participation. N’hésitez pas à l’avenir à nous interpeller quand il y a conflit, pour que nous parvenions ensemble à des solutions apaisées. Joël Cavret, Hélène Rossi et Bernard Moro
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