Robert… que dire….
Que dire, quand il n’y a plus rien à dire…
Que dire, quand seul le silence semble répondre à
nos attentes…
Que dire, quant aux interrogations, ne répond que
le silence…
Dire peu…
Dire peu et trouver dans le silence les réponses à
nos questions…
Dire peu et écouter ce silence qui te caractérisait
tant, qui fut ton compagnon et qui t’a tellement
habité ces derniers jours parmi nous.
Un silence qui était pourtant ponctué de réponses,
toujours… la réponse « juste » à la question
posée…
Un homme de Justesse, de Vérité, de Bonté… voila
sans doute ce qui te caractérisait Robert, ce qui
t’habitait et ce qui fait que nous t’aimions…
Nous parlions souvent de ce monde qui nous
attendait…
Nous en parlions avec confiance car tu étais
persuadé qu’au-delà… au-delà… il y a certes le
silence mais plus encore… au-delà… Il Y A…
Alors Robert si au-delà, IL Y A… écoute qu’ici IL Y A
EU et qu’il restera toujours de toi ce que tu as
semé…
Tu aimais dire, avec ce coté rural que tu
affectionnais, que tu avais épousé une «fille des
Gaillardons»...
Mais par cette belle rencontre avec Jeanine, ce
n’est pas une fille des Gaillardons que tu avais
épousée mais bien un territoire tout entier…
Aujourd’hui ce territoire est là pour ta dernière
route…
Un territoire qui allait bien au-delà de ce petit
paradis des Gaillardons, un territoire qui allait bien
au-delà de cette terre que tu aimais tant de St
Martin de la Cluze, un territoire qui est passé de
Canton, à Trieves… puis un territoire départemental
où tu étais connu et reconnu…
Tu aimais à dire que le social ne se faisait
jamais sans économie… Tu aimais à dire que
l’économie devait être partout présente, dans toute
discussion, dans tout projet…
Homme d’entreprise,
homme du bâtiment tu n’as
jamais oublié le courage
qu’il fallait pour monter sa
société, la force qu’il fallait
pour la porter, mais tu n’as
jamais oublié non plus… la
richesse économique et
sociale qu’elle apportait à
un territoire…
Merci Robert pour ce discours dont tu nous as tant
imprégnés, merci pour les actions que tu as su
conduire mais aussi pour celles que tu ne verras
pas et auxquelles tu as pourtant tant œuvré…
Merci pour ces ouvrages que tu nous laisses, pour
ce village que tu as su bâtir avec ton équipe, dans
le respect de la tradition, dans le souci du
développement harmonieux, dans l’attention du
«vivre ensemble»…
Merci de nous avoir laissé Cédric et Romain, deux
chefs d’entreprise, qui perpétuent la tradition RIOTTON
avec des métiers de la terre, si durs mais qui vous
ressemblent tant…
Tu aimais à dire que l’Homme devait être au cœur
de tout… tu aimais à dire que du plus petit au plus
grand, il fallait écouter, «prendre en compte»…
Humaniste, tu as œuvré dans cette défense civile que
tu aimais tant et dont tu as partagé les valeurs en
créant avec fierté cette école des jeunes sapeurs
pompiers de Pont de Claix et au-delà, en donnant à ton
fils Freddy le goût de l’engagement dans ce corps de
la défense incendie où il te succède avec fierté…
Merci Robert pour ceux que tu
as croisés, pour ces fêtes que
tu as portées avec les amis de
St Martin, pour la convivialité
que tu savais mettre dans un
simple café, dans un dimanche
matin sur le marché…
Merci Robert pour ne jamais
t’être énervé du mot des uns,
du retard des autres…
Merci pour ton pardon en toute
circonstance…
Tu aimais à dire que les amis,
la famille te ressourçaient…
que tu te reposais à St Martin et que les racines c’est
ce qui nous tient debout.
Homme des Gaillardons tu étais fier d’avoir avec
Jeannine, dans un périmètre si proche, rassemblé
Cédric, Freddy, Romain et leur famille : Anne Florence,
Elodie… et bien sûr ta fierté, Jérémie, Léonie et le petit
Yohan…
Tu nous laisses des traces dans ce territoire que nous
aimons… tu nous laisses avec tes enfants et petits-
enfants des traces, d’une telle ressemblance physique
et d’esprit, que nous ne pouvons que te dire adieu
sereinement…
Nous porterons ensemble ton message…
Tu fus un compagnon courageux, tu fus un compagnon
loyal, tu fus celui qui était présent, tu fus celui qui m’a
accompagnée sur cette route du département de
l’Isère… celui qui a guidé notre stratégie… une
stratégie de proximité, de projets, une stratégie où
toujours… Toujours… l’homme et le territoire doivent
primer sur les idéaux…
Tu fus un élu de courage, un frère, un oncle, un mari,
un père, un grand-père aimant…
TU FUS UN AMI…. TU FUS MON AMI…. TU FUS
CELUI QUI NOUS MANQUERA.
Frédérique PUISSAT
Conseiller général
5 septembre 2013